1 fillette qui saute à la corde

Les faits

La crise des réfugiés syriens

  • Depuis mars 2011, la Syrie est frappée par un conflit qui a déjà fait plus de 220 000 morts, 7,6 millions de déplacés et provoqué le départ de plus de 4 millions de personnes vers les pays voisins, en particulier le Liban, la Jordanie et la Turquie.
  • La population de réfugiés syriens est composée aux trois-quarts de femmes et d’enfants.
  • Selon la Human Rights Campaign, plus de 70 000 familles réfugiées syriennes vivent sans père et plus de 3700 enfants réfugiés sont non accompagnés ou séparés de leurs deux parents.
  • Selon l’ONU, plus de la moitié des réfugiés syriens sont âgés de 18 ans et moins. La plupart ne sont pas allés à l’école depuis des mois, voire des années.

L’enfance dans les camps

  • 37 000 bébés sont nés dans des camps de réfugiés syriens.
  • Les enfants plus âgés sont forcés de grandir trop vite, de trouver du travail et de prendre soin de leur famille dans des circonstances désespérées.
  • Il y a 22 camps de réfugiés syriens en Turquie.
  • La moyenne de temps passé dans un camp de réfugiés est de 17 ans.

L’importance du jeu

  • Considérant que plusieurs enfants naîtront et grandiront dans un camp de réfugiés, il est donc absolument nécessaire de réintroduire le jeu dans leur vie.
  • Le jeu est un phénomène universel et un droit des enfants. Le jeu est cette activité spontanée, volontaire, amusante et gratifiante sans laquelle un enfant ne peut se développer harmonieusement.
  • Le jeu est nécessaire au développement du cerveau de l’enfant et de ses interactions sociales. Ceux que la guerre a chassés de leur pays en ont doublement besoin pour évacuer leurs traumas et grandir dans la joie.
  • Le jeu est éducatif et aide les enfants à développer des habiletés à la base de l’apprentissage et de la socialisation.
  • Le jeu est thérapeutique et permet aux enfants de s’exprimer sur des aspects troublants de leur quotidien comme des facteurs de stress, des traumatismes, des conflits familiaux et autres dilemmes.

 

Considérant que plusieurs enfants naîtront et grandiront dans un camp de réfugiés, il est donc absolument nécessaire de réintroduire le jeu dans leur vie.

La résilience

La résilience ? C’est la capacité de l’être humain, s’il est bien entouré, à reprendre un développement « sain » après avoir été en état d’agonie psychique suite à des traumatismes. Un enfant abîmé peut-il devenir un adulte réussi ? Nous croyons que oui, que l’humanité en est capable.

Nous croyons au pouvoir du jeu comme facteur de résilience important qui aidera les enfants de la guerre syrienne à se propulser vers l’avenir et le bonheur.

Photo : Des enfants réfugiés syriens au camp de Zaatari, en Jordanie Khalil Mazraawi / AFP/ Archives